samedi 2 janvier 2010

Arrivé à Weißbruck, II - Où on convainc Renate d'être commerçante

33 Jahrdrung, Weißbruck
C'est ici où on décide de devenir commerçant en utilisant les talents de Renate.
Au moment où ils mirent le pied à terre. Ils se tournèrent vers Renate et lui dirent quelque chose qui sonnait comme :

- Renate, nous savons que tu as une connaissance de l'art du commerce. Est-ce que tu pourrais nous aider à écouler cette laine que nous avons dans le navire? Bien sûr, nous partagerons les profits avec toi.

Il est difficile de savoir si c'est la formulation exacte qu'utilisèrent les gens voulant persuader Renate de continuer d'être utile en se faisant commerçante, mais le résultat fut évident. Or avant même qu'elle exprime son choix, Khazal ajouta sur son ton sec habituel :

- Il doit bien y avoir quelques centaines de couronnes d'or dans cette cale, non? demanda Khazal.
- Un peu plus peut-être. Ajouta Ludwitz qui aimait ajouter quelques détails pour convaincre.

Elle répondit finalement que malgré une expérience presque impertinente dans le domaine (elle n'avait en effet que vendu quelques babioles sur la place du marché) qu'elle acceptait.

- D'accord, mais je n'ai jamais vendu plus qu'un gobelet de fer et quelques babioles...

Elle n'était pas certaine de vouloir le faire. Elle était loin d'être experte dans ce domaine et doutais d'avoir la prestance nécessaire au commerce de chose ayant plus de valeur qu'un gobelet de fer. Elle avait parcouru le Reik parfois clandestinement, parfois légalement avec un grand sac plein de tout ce qu'elle avait pu trouver. Elle avait encore là, dans son sac, des couverts en bois et en fer.

- Il ne faut pas être si négative Renate. Te souviens-tu de notre proposition? Si tu veux paraitre un jour comme une grande dame de l'Ostermark, il faut avoir quelques ressources financières et tu es la seule à pouvoir nous en faire acquérir.

Elle leva la tête un instant vers l'énorme bâtiment qui surplombait le village. Ce n'était pas un château, mais bien le bureau de marchands qui gérait la mine. Elle s'imaginait le charme des femmes qui pouvait vivre du luxe de leur mari. Elle s'imaginait déjà recouverte de bijoux et d'or dans une grande ville comme à Altdorf. Elle entendit alors dans sa tête la voix de Ludwitz qui lui disait : « Tu n'as qu'à nous aider avec le commerce et on fera de toi une femme riche. »

Arrivé à Weißbruck, I

33 Jahrdrung, Weißbruck
Le retour à Weißbruk ne fut pas de tout repos. Ils allait sauver une apothicaire récemment rencontrer pour ensuite l'inviter à voyager avec eux. Cela, sans trop parler des petites mésaventures en villes et des achats, des conversations etc.
Le 33 Jahrdrung fut une journée chargé pour les aventuriers qui arrivaient de Bogenhafen à Weißbruk par la voie fluviale. Au petit matin dans leur tout nouveau navire pris ou pourrions nous dire capturer quelque part sur les bords du fleuve tandis que celui-ci était échoué sur les rives du Reik, ils avaient vue à l'horizon les premiers signes de cette aglomération.

Ils avaient perdu déjà beaucoup de temps en navigation, parce que personne ne savait réellement ce véhicule. Trop de fois avaient-ils faillit s'échouer et trop souvent Sigmar les avaient guider sur la bonne voie. Renate était là, chaque matin à guetter les mouvements de la troupe qui tentait tant bien que mal à faire avancer ce bateau jusqu'à une quelconque ville. Elle n'avait pas l'étoffe d'un chef, mais elle les a tout de même bien aider. Pour l'instant, en ce matin du mois de Jahrdrung, ils étaient sain et sauf, en vue d'une ville et de plus en plus loin de cette ville de Bogenhafen qui avait mit leur tête à prix.

Quand cette petite ville apparue à l'horizon, ils eurent tous un soupir de soulagement. Khazal qui n'aimait pas particulièrement l'eau et la navigation avait particulièrement hâte de mettre le pied à terre. L'avenir allait pourtant le décevoir en lui montrant que lui et son groupe ne resterait pas longtemps le pied sec et qu'ils ne se débarrasserait pas si rapidement du navire. À la vue des premières chaumières, des premiers quais et des premiers toits, ils se rappelèrent qu'une certaine Elvyra y vivait. Ils l'avaient rencontré durant la Schaffenfest à Bogenhafen. Elle vendait quelques produits thérapeutiques à bas prix. Elle s'était présenté comme apothicaire ou quelque chose de ce genre. Ils n'avaient pas eu beaucoup de temps pour faire sa connaissance, mais ils avaient été invités à la voir dans la ville où elle pratiquait. C'était là une première raison pour se rendre à cet endroit. Renate, de son côté, avait aussi une raison d'y aller. Elle avait encore quelques babioles à vendre et elle désirait y écouler son stock. Quoi de mieux qu'une petite ville minière pour vendre des bouts de fer? Il faut comprendre ici que Renate était la seule ayant une connaissance du commerce sur le navire. Brax était un avoué, un spécialiste des lois. Il avait passé des mois à l'office de Delberz à lire et relire les lois entre ses mésaventures de collecteur d'impôts. Ludwitz était noble et n'avait jamais été en contact avec le besoin concret de faire de l'argent. Khazal, finalement, n'était pas dans une meilleure situation. Il avait passé toute sa longue adolescence naine à apprendre les runes et l'art de contrôler le pouvoir des runes... À la limite, ils commerçaient l'honneur et le prestige de cette occupation, mais sans plus. Ils ont alors eu l'idée de faire de Renate la commerçante du navire. Pour toutes ces raisons, un arrêt y était justifié.

Le bâteau échoué

XX Jahrdrung, Reik
Ici, la nouvelle compagnie d'aventurier trouvent un bateau abandonner. Ils massacrent les mutants qui l'habitaient et s'emparent du magot!
Ils naviguaient calmement sur le Reik en direction d'Altdorf. Le ciel était beau et clair. Le temps était au repos. Ils n'avaient qu'à donner une bonne direction au navire et le courant faisait le reste. Brax, Khazal et Ludwitz avaient maintenant le temps de se remettre de l'aventure qu'ils venaient de vivre.

Au loin, Brax vit quelque chose échouer.
- Un bateau! Cria-t-il! Il y a un bateau échoué sur les rives.
Tous accoururent au-devant du bateau pour voir ce que c'était. Ludwitz et Khazal prirent quelques minutes pour s'équiper et mettre en place leurs armures et arrivèrent peu avant que le capitaine du navire décide d'aller voir ce qui était arrivé. Devant, ils virent un navire échouer sommairement sur le bord du Reik. La coque n'avait visiblement pas de dégât important. Sur le pont de ce navire, on voyait des mouvements, des ombres aux formes étranges.
- Ce sont des mutants! Cria alors Khazal de sa voix profonde. Il faut attaquer!
Ludwitz lança alors un grappin sur ce navire. Dès qu'ils furent assez proches. Ils bondirent à l'attaque. Le combat ne fut pas très difficile. Les mutants étaient des trouillards et fuirent dès qu'ils prirent conscience qu'il ne pouvait rien contre les assaillants. Une courte et peu héroïque bataille eut lieu. Ils fouillèrent ensuite le navire à la recherche d'indice sur ce qui aurait pu arriver. Il n'y avait pas beaucoup de sang. Ils trouvèrent des pièces d'armures qu'ils prirent rapidement.

C'est à ce moment qu'ils rencontrèrent Renate Hausen caché dans le coffre d'une des cabines. Elle s'était placée là pour échapper aux mutants et elle avait prié Sigmar, Maanan et tout le panthéon pour s'en sortir vivante. Ses prières s'exaucèrent lorsque Khazal ouvrit d'un coup bien placé de sa hache la boite de bois où elle soufflait et priait silencieusement. Dès le moment où un trait de lumière vint toucher ses yeux, elle bondit et brandit sa dague sous le nez des inconnus qui se tenait là, calme, devant elle. Elle n'entendit pas les paroles de réconfort de Brax ou de Ludwitz. Elle les contemplait déjà comme deux beaux sauveurs.
- Te voilà! On t'entendait trembler jusque sur le pont" dit le nain avec un ton sec qui la fit sortir de sa torpeur. « Voilà au moins une survivante ».

C'est de cette manière que Renate décida de se joindre à l'équipe. Elle n'avait pas vraiment de maison, de plan d'avenir. Elle s'était jointe à cette famille de marchand pour survivre un peu plus longtemps et si elle pouvait continuer ce train de vie avec ces nouveaux venus, elle allait le faire.