C'est ici où on décide de devenir commerçant en utilisant les talents de Renate.Au moment où ils mirent le pied à terre. Ils se tournèrent vers Renate et lui dirent quelque chose qui sonnait comme :
- Renate, nous savons que tu as une connaissance de l'art du commerce. Est-ce que tu pourrais nous aider à écouler cette laine que nous avons dans le navire? Bien sûr, nous partagerons les profits avec toi.
Il est difficile de savoir si c'est la formulation exacte qu'utilisèrent les gens voulant persuader Renate de continuer d'être utile en se faisant commerçante, mais le résultat fut évident. Or avant même qu'elle exprime son choix, Khazal ajouta sur son ton sec habituel :
- Il doit bien y avoir quelques centaines de couronnes d'or dans cette cale, non? demanda Khazal.
- Un peu plus peut-être. Ajouta Ludwitz qui aimait ajouter quelques détails pour convaincre.
Elle répondit finalement que malgré une expérience presque impertinente dans le domaine (elle n'avait en effet que vendu quelques babioles sur la place du marché) qu'elle acceptait.
- D'accord, mais je n'ai jamais vendu plus qu'un gobelet de fer et quelques babioles...
Elle n'était pas certaine de vouloir le faire. Elle était loin d'être experte dans ce domaine et doutais d'avoir la prestance nécessaire au commerce de chose ayant plus de valeur qu'un gobelet de fer. Elle avait parcouru le Reik parfois clandestinement, parfois légalement avec un grand sac plein de tout ce qu'elle avait pu trouver. Elle avait encore là, dans son sac, des couverts en bois et en fer.
- Il ne faut pas être si négative Renate. Te souviens-tu de notre proposition? Si tu veux paraitre un jour comme une grande dame de l'Ostermark, il faut avoir quelques ressources financières et tu es la seule à pouvoir nous en faire acquérir.
Elle leva la tête un instant vers l'énorme bâtiment qui surplombait le village. Ce n'était pas un château, mais bien le bureau de marchands qui gérait la mine. Elle s'imaginait le charme des femmes qui pouvait vivre du luxe de leur mari. Elle s'imaginait déjà recouverte de bijoux et d'or dans une grande ville comme à Altdorf. Elle entendit alors dans sa tête la voix de Ludwitz qui lui disait : « Tu n'as qu'à nous aider avec le commerce et on fera de toi une femme riche. »
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